RDC : opération ville morte à Kinshasa

Ce mardi, la vie tourne au ralenti à Kinshasa. Selon toute vraisemblance, l’appel à la grève générale lancé par les principales figures de l’opposition congolaise a été entendu.

Le bras de fer continue, en république démocratique du Congo, entre le pouvoir et l’opposition. Ce mardi 16 février 2015, la vie tourne au ralenti à Kinshasa. Selon toute vraisemblance, l’appel à la grève générale lancé par les principales figures de l’opposition congolaise a été entendu. L’opposition avait pourtant, dans un premier temps, appelé à une grande marche pacifique. Elle s’est résolue à changer de mot d’ordre de crainte des débordements.

Le choix de la date du 16 février n’est pas fortuit. En ce sens qu’elle marque l’anniversaire de la répression meurtrière de la marche des chrétiens de 1992. Cette marche était en effet partie des églises catholiques de Kinshasa après la messe de dimanche. Elle avait pour but d’arracher la démocratie au chef de l’Etat de l’époque, Mobutu Sese Seko.

A l’initiative de la journée ville morte, la Dynamique de l’opposition, regroupement de dizaines de partis et d’organisations de la société civile autour de deux des principales formations, et le Groupe des 7 (G7), qui accusent Joseph Kabila de chercher à violer la Constitution afin de se présenter une nouvelle fois et se maintenir au pouvoir. Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001, et son mandat s’achève au mois de décembre.

Les détracteurs du Président Joseph Kabila saluent déjà ce qu’ils appellent comme une victoire dans cette mégapole de dix millions d’habitants. Les bus publics en circulation étaient quasiment vides. Seuls quelques écoliers se sont rendus dans leurs établissements dont la plupart étaient fermés. Dans d’autres grandes villes du pays, notamment à Lubumbashi, Bukavu et autre Goma des scènes similaires ont été observées.

Auteur Afrik.com

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