Laurent Akoun, président délégué du Front populaire ivoirien (FPI) a annoncé ce jeudi à l’occasion d’une rencontre où il faisait le point d’état du procès de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé Charles que Pascal Affi N’Guessan ne fait plus partir de la formation politique au nom de laquelle il s’est présenté à la présidentielle d’octobre 2015.

«Pour nous on ne fait pas de débat la dessus. Ce monsieur est exclu de notre parti. C’est la justice qui le soutient. Ce ne sont pas les militants ni les militantes encore moins les sympathisants, » a déclaré Laurent Akoun.

Il prévient les militants du FPI que dans les prochains jours, Sangaré sera confirmé à son poste et soutient que son parti ne souffre pas de bicéphalisme.

«Donc pour nous, ceux qui veulent, vous allez entendre, nous ne sommes pas des devins. Vous allez entendre en lisant les signes, bientôt que c’est Sangaré. Vous le verrez parce que c’est le rapport des forces. La forfaiture a beau prospérée, elle a ses limites. Pour moi, pour la direction du FPI, Laurent Gbagbo est président et ce n’est pas négociable, » a-t-il ajouté.

Le président délégué du FPI a soutenu que la formation politique crée par Laurent Gbagbo va nouer des alliances avec d’autres forces organisées.

A cet effet, Laurent Akoun  a confié à la presse que la collaboration du FPI avec la Coalition nationale pour le changement (CNC) est terminée.

«La CNC est beaucoup plus électoraliste. La CNC s’est finie, »a-t-il précisé.

Pour revenir sur le sujet du jour, le conférencier a indiqué que son parti mène des actions de sensibilisation pour la libération de Laurent Gbagbo.

Il a martelé que son mentor est poursuivi à la Haye alors que le dossier d’accusation est relativement vide.

Selon lui, la Cour veut vaille que vaille condamner Laurent Gbagbo et du coup, la représentante des victimes est hissée au rang de 2ème procureur.

Laurent Akoun s’est également élevé contre les propos du chef de l’Etat ivoirien qui a récemment annoncé qu’aucun ivoirien n’ira à la CPI après Laurent Gbagbo et Blé Goudé.

«Nous attendons dans une matérialisation de cet engagement, le retour de Laurent Gbagbo. Ce sont des effets d’annonce. Il va se retrouver lui-même pris à son propre piège, » a conclu Akoun.

(koaci)

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