Deux jours après la visite du secrétaire général des Nations unies, une délégation l’Union africaine menée par Jacob Zuma est attendue à Bujumbura jeudi pour un séjour de 48 heures. Objectif : faire pression sur le président burundais Pierre Nkurunziza pour qu’il passe de la parole aux actes et ouvre un dialogue politique inclusif avec son opposition.

Dépêchée par l’Union africaine, la délégation des présidents sud-africain Jacob Zuma, mauritanien Ould Abdel Aziz, sénégalais Macky Sall et gabonais Ali Bongo Ondimba, ainsi que le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, se rend ce jeudi 25 février au Burundi, a précisé mercredi un communiqué de la présidence sud-africaine.

L’instauration d’un « dialogue inclusif »

Cette visite déjà annoncée mais dont la date n’avait pas été confirmée s’inscrit dans la droite ligne du sommet de l’Union africaine qui s’est  clôturé le 31 janvier à Addis-Abeba. L’organisation panafricaine avait alors étudié la possibilité d’envoyer une mission de stabilisation au Burundi. Mais devant le refus catégorique de Bujumbura, elle avait finalement plié en conditionnant l’envoi de troupes de l’UA au consentement préalable de Nkurunziza.

«L’Union africaine a donné une chance au rpésident Nkurunziza de résoudre la crise, avait expliqué le chef d’État tchadien Idriss Déby Itno, désigné pendant le sommet à la présidence en exercice de l’UA, privilégiant la mise en place d’un dialogue inclusif ».

Signes d’ouverture

Un pas dans ce sens a déjà été franchi mercredi avec la visite du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon au Burundi, au cours de laquelle le président Nkurunziza s’est engagé à ouvrir le dialogue avec l’opposition. La question demeure toutefois de savoir qui sera invité à participer à ce dialogue politique.

En amont de cette rencontre, le gouvernement burundais avait également donné quelques gages d’ouverture, à commencer par l’annulation des mandats d’arrêts internationaux contre quinze personnalités, dont plusieurs leaders de l’opposition en exil. 

Joint mardi par Jeune Afrique, Melchiade Biremba, chef d’état-major de Red-Tabara, l’un des groupes armés qui se battent contre le régime de Pierre Nkurunziza, a insisté sur le fait qu’«on ne construit pas la démocratie avec de belles paroles», estimant que Pierre Nkurunziza n’était « pas de bonne foi ».

Auteur: Jeune afrique

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