Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement, Remi Dandjinou, le 13 janvier 2016

Etaient face à la presse, ce jeudi 3 mars 2016 à Ouagadougou, les ministres de la femme, Laure Zongo/Hien, de la justice, Réné Bagoro, de la fonction publique, Clément Sawadogo et de la communication, porte-parole du gouvernement, Remis Dandjinou. C’était au cours du premier point de presse du gouvernement Thiéba formé depuis le 12 janvier 2016.

Plusieurs questions ont été abordées notamment sur le dialogue social, la nouvelle loi 081 du 24 novembre 2015 relative au statut général de la Fonction publique, la célébration du 8-Mars, la grève des magistrats et la naturalisation de Blaise Compaoré.

Le premier responsable du ministère de la promotion de la femme se dit en pleine préparation de la célébration du 8-Mars et annonce que « pour que la cérémonie soit éclatante », un Comité d’organisation a été mis en place. Plusieurs activités sont ainsi inscrites au programme.

Il s’agit de l’organisation d’une conférence sur l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du 8 mars 2015 suivie d’un panel sur le thème central, la tenue de la Foire d’exposition-vente des produits des femmes du 4 au 8 mars au siège du FESPACO, la célébration collective de mariages ce 5 mars à la Mairie centrale, une visite guidée d’entreprises agricoles de femmes, la cérémonie officielle commémorative de la journée ce 8 mars sur l’Avenue de l’Indépendance.

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Laure Zongo/Hien souhaite que la vision du port du Faso Dan Fani soit suivie. Elle a encore appelé « tous les citoyens burkinabè à valoriser la tenue traditionnelle le 8 mars 2016 ».

Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Clément Sawadogo, est revenu sur la rencontre Gouvernement-Syndicats et sur une vision déclinée par le Président du Faso, Roch Kaboré. Il s’agit de la pérennisation d’un « dialogue social, constructif et franc ».

« Le gouvernement est ouvert à toute négociation. Pour préserver un climat de paix et serein avec tous les acteurs sociaux, il faut que le dialogue soit notre arme de tous les jours », dit-il.

Concernant la loi 081 du 24 novembre 2015 relative au statut général de la Fonction publique, le ministre fait savoir que la loi nécessite l’application d’une centaine de décrets et que pour son opérationnalisation dans le délai d’un an, il faudrait débloquer un budget de près de 20 milliards FCFA (19.997.011.115).

Clément Sawadogo reconnaît par ailleurs que « c’est un travail colossal » mais que cette loi permettra de réorganiser les emplois, régulariser et mettre à jour les statuts de tous les fonctionnaires au Burkina.

Quant au ministre de la justice, Réné Bagoro, il s’est appesanti sur la grève des magistrats. Il dit regretter que le gouvernement et les nouvelles autorités soient accueillis par une grève. « Ce n’est pas un bon accueil… Le 1erpréavis de grève a été déposé le 5 janvier 2016. Nous n’avons eu de cesse à rappeler les syndicats à attendre la mise en œuvre effective du gouvernement et de privilégier le dialogue », indique le ministre.

Réné Bagoro a également souligné qu’ « il n’a jamais été question de remettre en cause l’indépendance de la magistrature ». Mais les magistrats menacent à nouveau d’aller en grève. Sur cette nouvelle préoccupation, le ministre de la justice informe que les négociations se poursuivent.

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Concernant la naturalisation de l’ancien Président Blaise Compaoré, le porte-parole du gouvernement, Remis Dandjinou, a laissé entendre : « Que Blaise Compaoré devienne Ivoirien ou pas, ça c’est son problème… Même si vous décidez de devenir Ghanéen et que les conditions vous le permettent, il n’y a aucun problème, c’est une liberté fondamentale. Mais il faut savoir que la justice poursuivra son cours ».

En rappel, le gouvernement Paul Kaba Thiéba a commencé à mettre en œuvre certaines promesses  pour répondre à la question du chômage et des problèmes de santé. Des décisions ont été prises dans ce sens lors du Conseil des ministres du 2 mars 2016.

« Les ambitions du gouvernement sont grandes, mais légitimes face aux fortes attentes des populations… L’engagement du Chef de l’Etat pour l’opérationnalisation et la conduite à terme des projets est total. Et nous sommes confiants quant à l’accompagnement de nos partenaires et amis qui ont une grande admiration pour le Burkina et qui sont prêts à l’accompagner pour l’approfondissement de la démocratie et le développement », foi de Remis Dandjinou.

Burkina24

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