Dans une présentation faite aux investisseurs sur l’état de l’économie nationale, le ministère ghanéen des finances a fait savoir que, dans le cas d’une détérioration des conditions de marché, l’émission de l’eurobond approuvée par le parlement et qui était prévue pour la deuxième moitié de cette année, sera annulée. Dans le même temps, cette administration a indiqué que, si le fonds des revenus pétroliers augmentait, il pourrait être envisagé un recours à des emprunts concessionnels et/ou commerciaux.

Pour la loi des finances 2016, le gouvernement ghanéen avait tablé sur un prix du baril de pétrole à 50$ et une amélioration du déficit budgétaire. Or bien qu’il ait progressé ces derniers jours, le prix de l’or noir affiche une moyenne de 40$ par baril, moins que les prévisions gouvernementales. Dans le même temps, le déficit budgétaire du deuxième producteur de cacao au monde est passé à 6,75% de son Produit Intérieur Brut, contre 5,5% en 2015. Enfin, le montant global du fonds des revenus pétroliers est passé de 100 millions $ à 105 millions $.

Toutefois, on peut aussi noter que la plus grande crainte du Ghana est, d’une part, de ne pas pouvoir attirer les investisseurs qui aujourd’hui sont assez réservés sur les offres obligataires des pays émergents. D’autre part, le pays craint de se voir servir des taux prohibitifs. Mais il faut dire que la persistance des défis économiques au Ghana, a eu pour conséquence une hausse des taux sur ses précédentes obligations.

Même si on est loin du prix record de 103 $ atteint le 24 septembre 2014, son obligation souveraine arrivant à maturité en 2023, et qui avait été contractée à un taux de 7,8%, s’affichait le 27 mai 2016 à 84$, pour un taux de 11,6%. En dehors de  ceux de l’Angola, l’Afrique du sud et la Namibie, la plupart des eurobonds africains ont connu une hausse des taux avec, pour certains, une augmentation de 3 points de base sur les niveaux initiaux.

(Agence Ecofin)

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