Au Maroc, les investissements privés dans le parc foncier public ont rapporté quelque 14 milliards de dirhams au royaume, à la fin de l’année 2015. Pour attirer les investisseurs locaux et étrangers, l’exécutif a baillé des terres arables pour entre 20 et 50% de leur valeur sur le marché. Ces baux à long-terme peuvent s’étendre sur des périodes allant jusqu’à 40 ans, indique Reuters qui cite un communiqué du ministère marocain de l’agriculture.

Sur les deux dernières années, le pays a mis en bail environ 111 000 hectares et il vise à bailler 500 000 hectares à l’horizon 2020. Selon les autorités, le Maroc est parvenu à attirer 92% des 15,2 milliards de dirhams d’investissements visés par cette opération. Sur les 14 milliards de dirhams réunis, 4,7 milliards de dirhams ont été consacrés au développement et à l’équipement des fermes tandis que 2,2 milliards de dirhams sont allés à la production végétale et 1 milliard de dirhams à l’élevage.

Il faut souligner que la manœuvre s’inscrit dans l’objectif de modernisation des espaces agricoles entrepris par le royaume, à l’instar d’autres pays nord-africains. Le Maroc veut ainsi améliorer sa sécurité alimentaire et éviter une hausse des prix comme celle qui a contribué à la naissance du printemps arabe. Une préoccupation qui prend tout son sens quand on sait que la récolte céréalière du royaume devrait reculer de 70%, en raison de la sécheresse qui a affecté le pays, juste un an après avoir affiché un niveau record de 11 millions de tonnes.

(Agence Ecofin)

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